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C. Montluc, psychologue

Encourager le patient à s’inscrire dans une temporalité orientée

Selon P. Ricoeur « récits littéraires et histoires de vie, loin de s’exclure, se complètent » (1990), . P. Ricoeur a ainsi développé l’idée du « secours de la fiction ».

Elle permettrait de trouver des repères temporels indispensables pour saisir notre expérience : « C’est précisément en raison du caractère évasif de la vie réelle que nous avons besoin du secours de la fiction pour organiser cette dernière rétrospectivement ». La lecture du récit permettrait au lecteur de « refigurer » son expérience temporelle. (Ricœur P. ,1995).

En tant que psychologue, nous travaillons souvent lors des entretiens thérapeutiques avec les patients sur cette question de la temporalité.

Bien des troubles semblent liés à une difficulté pour les patients de s’inscrire dans une temporalité orientée et ayant un sens. Qu’il s’agisse de troubles de l’humeur, de dépression où les patients excluent les nouvelles possibilités du futur et ressassent parfois le passé dans une fixité délétère, ou des troubles psychotiques où se superposent plusieurs temporalités dans le même instant…

Encourager une inscription dans une temporalité ordonnée, au sein de la relation thérapeutique, en suscitant en particulier la narration, apparaît souvent comme l’une des clés du mieux être des patients.

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e

février 13, 2014 Posted by | Bibliotérapie, identité narrative, thérapie, Uncategorized | , , , , , , | Laisser un commentaire

Encourager l’inscription du patient dans une temporalité orientée

Selon P. Ricoeur « récits littéraires et histoires de vie, loin de s’exclure, se complètent » (1990), . P. Ricoeur a ainsi développé l’idée du « secours de la fiction ».

Elle permettrait de trouver des repères temporels indispensables pour saisir notre expérience : « C’est précisément en raison du caractère évasif de la vie réelle que nous avons besoin du secours de la fiction pour organiser cette dernière rétrospectivement ». La lecture du récit permettrait au lecteur de « refigurer » son expérience temporelle. (Ricœur P. ,1995).

En tant que psychologue, nous travaillons souvent lors des entretiens thérapeutiques avec les patients sur cette question de la temporalité.

Bien des troubles semblent liés à une difficulté pour les patients de s’inscrire dans une temporalité orientée et ayant un sens. Qu’il s’agisse de troubles de l’humeur, de dépression où les patients excluent les nouvelles possibilités du futur et ressassent parfois le passé dans une fixité délétère, ou des troubles psychotiques où se superposent plusieurs temporalités dans le même instant…

Encourager une inscription dans une temporalité ordonnée, au sein de la relation thérapeutique, en suscitant en particulier la narration, apparaît souvent comme l’une des clés du mieux être des patients.

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e

 

août 3, 2013 Posted by | Bibliotérapie, thérapie | , , , | Laisser un commentaire

Aider le patient à accéder à une identité narrative porteuse de sens pour lui

L’idée de l’apport en pratique psychothérapeutique d’un travail autour de la lecture de romans (bibliothérapie) ,  semble très intéressante si on l’envisage comme complémentaire de la narration encouragée par l’entretien thérapeutique. Elle pourrait permettre aux patients d’accéder à une identité narrative, de s’inscrire dans une temporalité ayant un sens et une intelligibilité et d’accéder à des changements de représentations de soi et du monde

Identité narrative

P. Ricoeur a développé et précisé ce concept d’« identité narrative » . Selon lui (1996), le récit offrirait une médiation entre identité mêmeté « malgré le temps, substantielle ou structurale » et identité ipséité « à travers le temps, mémorielle et promissive ». Les variations imaginatives auxquelles le lecteur accède par des propositions plurielles de rôles, de personnages, de situations, permet à l’identité « de ne pas devenir une autobiographie définitive qui équivaudrait à un ci-git pre mortem » (M.A. Ouaknin , 1994). Le livre réalise cette médiation essentielle par laquelle le lecteur « se défait de cette coïncidence de soi avec soi où le même « étouffe » sous lui-même »  (E. Levinas, 1974).

Soulignons que l’entretien thérapeutique procède pour partie de cette même démarche articulée autour de la narration, en vue pour le patient de conter sa propre histoire, de se raconter et d’accéder à une intelligibilité et à une possibilité de donner du sens à son histoire. La dimension narrative en apparait comme une clé, en métamorphosant une temporalité muette en une temporalité orientée et ayant un sens, en articulant et clarifiant l’expérience temporelle.

C’est en grande partie cette capacité à entrer dans une histoire porteuse de sens, qu’il s’agit souvent de susciter chez les patients dans la relation thérapeutique.

Catherine Montluc

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avril 7, 2012 Posted by | identité narrative, Uncategorized | , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire