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C. Montluc, psychologue

Rencontre en librairie : Jeudi 1er octobre

La Librairie Le Divan, Paris 15e, propose une rencontre Débat Avec Jacques André Autour de la parution de Son dernier ouvrage.

La Société psychanalytique de Paris et la librairie Le Divan vous invitent à Une soirée exceptionnelle en compagnie de

Jacques André (APF), à l’occasion de la parution de

«Psychanalyse, Vie quotidienne » (éd. Stock).

La discussion sérums animée par Paul Denis (SPP)

Ce Jeudi 1er Octobre à 20h30

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e 

septembre 26, 2015 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres, Psychanalyse | , , | Laisser un commentaire

Victor E. Frankl : « vivre comme si c’était la seconde fois »

Pour mieux comprendre l’approche de V. E. Frankl, on peut s’arrêter sur cette citation tirée de son livre « Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie » :

« L’importance de la responsabilité se reflète dans ce défi (…) : vivre comme si c’était la seconde foisIl me semble que rien ne saurait davantage stimuler le sens des responsabilités que cette maxime. (…) On se trouve ainsi confronté tant au caractère limité de la vie qu’au caractère irrévocable de ce qu’on fait de sa vie et de soi- même. »

Rappelons que V. E. Frankl a enseigné la logothérapie dans plusieurs  universités, notamment aux USA, à Harvard, San Diego, Stanford … et que, rescapé des camps de concentration nazis, il s’est intéressé à cette quête du sens de la vie, selon lui, centrale chez l’homme.

En savoir plus sur Victor E. Frankl en lisant un précédent article de pagepsy ou cet autre

Catherine Montluc, Psychologue 75015

 

juillet 27, 2015 Posted by | Au coin du feu - Livres, Bibliotérapie | , , , , , | Laisser un commentaire

« Art et psychanalyse », J.-D. NASIO

A Noter : J.-D. NASIO  présente son nouveau livre

« Art et psychanalyse »  (Petite Bibliothèque Payot):

Première rencontre le mardi 25 novembre 2014

Méditel, 28, boulevard Pasteur, Paris 15 ème (Métro Pasteur)

SÉMINAIRES PSYCHANALYTIQUES DE PARIS, inscriptions: 01 46 47 66 04

J.-D. Nasio traitera de la sublimation comme une transmission du désir de CRÉER : Une oeuvre est l produit d’sublimation quand elle déclenche chez le spectateur le même élan créateur qui a entrainé l’artiste à la produire.

  • 2e et 3e rencontres: 14 Avril et 23 Juin 2015, à 21h15

Au plaisir de s’y rencontrer

Catherine Montluc,  Psychologue 75015

octobre 17, 2014 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres, Psychanalyse | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

L’ Art de la thérapie, par I. Yalom

A lire pour son humanisme éclairé, un humanisme en action  : il s’agit du dernier ouvrage d’Irvin D. Yalom, psychiatre, psychothérapeute et écrivain renommé.

Il vient de publier  » L’Art de la thérapie » aux Editions Galaade, nous donnant ainsi à lire sa passion pour ce métier qu’il exerce avec tant de talent et d’authenticité depuis maintenant 46 ans …

Voir nos précédents articles sur I. Yalom

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e

juin 17, 2013 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Lecture et changement

Toujours à l’occasion du Salon du livre, revenons sur l’activité de lire et ses retentissements psychologiques :

La lecture est, nous l’avons évoqué, une coproduction entre l’auteur et le lecteur, toujours singulière et créatrice de sens multiples. Elle apparaît comme une mise à jour de nouvelles propositions de monde pour, en les habitant, entrer dans un mouvement conduisant au changement, à un être-autrement.

« Lecteur, je ne me trouve qu’en me perdant. La lecture m’introduit dans des variations imaginatives de l’ego » a écrit P. Ricœur (1986).

Il est à retenir que le lecteur n’entrerait pas, passif, dans un texte aux sens figés : « il existe toujours chez le lecteur une activité prévisionnelle et des promenades inférentielles » (U. Eco, 1979).

La lecture aurait ainsi un impact sur l’expérience quotidienne du lecteur, aboutissant à un élargissement ou un changement de son horizon, propriété plus précisément associée aux œuvres de fiction auxquelles « nous devons pour une grande part l’élargissement de notre horizon d’existence » (Ricœur P., 1983).

Voir le billet précédent sur ce thème

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e

avril 1, 2013 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres, Bibliotérapie, identité narrative | , , , , , , , | Laisser un commentaire

Vient de paraître

Les traductions françaises de l’oeuvre Viktor E. Frankl sont bien trop rares ! C’est ce que nous déplorions dans un article précédent.. 

Il semble que nous n’étions pas les seuls à le regretter puisque les éditions  InterEditions viennent de rééditer son livre « Le Dieu inconscient », paru pour la première fois en France en 1975. A lire pour le souffle humaniste qui traverse toute son oeuvre et la pureté de sa pensée et de sa pratique clinique.

Voir les précédents articles de ce blog consacré à Viktor E. Frankl

Catherine Montluc,  Psychologue 75015

mars 29, 2013 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres | , , , , | Laisser un commentaire

Grossesse et relation thérapeutique

En perspective de la prochaine conférence donnée par Monique Bydlowski* ( le 11 avril prochain au matin à l’espace Reuilly, journée organisée par les Séminaires Psychanalytiques de Paris), sur les liens précoces entre le bébé et sa mère, voici une citation extraite de son livre*, qui précise la spécificité de la relation thérapeutique à la femme enceinte. 

« La grossesse est donc ce moment privilégié de transparence psychique au cours duquel peut s’opérer une sorte d’alliance thérapeutique avec le narcissisme maternel. Cette alliance favorisera le dévoilement de fantasmes et de souvenirs ordinairement refoulés dont on sait aujourd’hui combien ils pourront peser sur l’enfant qui grandit. Partagés avec le thérapeute, tel souvenir chargé d’affect, tel fantasme invasif perdront leur charge émotionnelle. Elle se dissoudra au fil des entretiens, favorisant ainsi une plus grande disponibilité de la jeune mère envers son nouveau-né. En s’adressant au narcissisme maternel, il suffit ainsi, souvent, pour restaurer l’enfant qu’elle porte, de réparer celui qu’elle a été. » 

*« La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité. »

 Voir le billet précédent consacré au concept de transparence psychique de Monique Bydlowski*,

Catherine Montluc, Psychologue 75015

mars 13, 2013 Posted by | actualités séminaires, Au coin du feu - Livres, Citations, concepts et pratique, femmes | , , , , , , , | Laisser un commentaire

V. Frankl : « Vivre comme si c’était la seconde fois »

Pour mieux comprendre l’approche de V. Frankl, on peut s’arrêter sur cette citation tirée de son livre « Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie » :

 » L’importance de la responsabilité se reflète dans ce défi (…) : vivre comme si c’était la seconde foisIl me semble que rien ne saurait davantage stimuler le sens des responsabilités que cette maxime. (…) On se trouve ainsi confronté tant au caractère limité de la vie qu’au caractère irrévocable de ce qu’on fait de sa vie et de soi- même. »

Rappelons que V. Frankl a enseigné la logothérapie dans plusieurs  universités, notamment aux USA, à Harvard, San Diego, Stanford … et que, rescapé des camps de concentration nazis, il s’est intéressé à cette quête du sens de la vie, selon lui, centrale chez l’homme.

En savoir plus sur Victor E. Frankl en lisant un précédent article de pagepsy ou cet autre

Catherine Montluc, Psychologue 75015

 

janvier 31, 2013 Posted by | Au coin du feu - Livres, Citations, Uncategorized | , , , , , | Laisser un commentaire

Victor E. Frankl, une tension inhérente à l’être humain

 Victor E. Frankl* :

 » la santé mentale est fondée sur un certain degré de tension entre ce que nous avons déjà réalisé et ce qui nous reste à réaliser ou sur la différence entre ce qu’on est et ce qu’on devrait être. Cette tension étant inhérente à l’être humain et donc indispensable à sa santé mentale, on ne devrait pas hésiter à le confronter avec le sens de sa vie. Ainsi, ce sens passera chez lui d’un état subconscient à un état conscient. A mon  avis, il est risqué de croire que la santé mentale dépend avant tout d’un équilibre intérieur dénué de toute tension. Ce dont l’humain a besoin, ce n’est pas de vivre sans tension  » …  » Il a besoin, non de se libérer de sa tension, mais plutôt de se sentir appelé à accomplir quelque chose. « 

Et de préciser le rôle du thérapeute et ses exigences :

« Donc, si le thérapeute veut renforcer la santé mentale de son client, il ne doit pas craindre de créer en lui une tension lorsqu’il essaie de l’orienter vers la recherche d’un but à atteindre. »

En savoir plus sur Victor E. Frankl en lisant un précédent article de pagepsy

Catherine Montluc, Psychologue 75015

« Decouvrir un sens à sa vie avec  la logotjérapie  » V. E. Frankl

janvier 28, 2013 Posted by | Au coin du feu - Livres, Citations, thérapie, Uncategorized | , , , , , , , | 2 commentaires

Rencontre : Christophe André / Damien Le Guay

Puisque que mon dernier billet évoquait le livre récemment paru de Damien Le Guay, je signale aussi la rencontre organisée ce mardi par le FUDOP, forum universitaire de l’Ouest Parisien : D. Le Guay dirigera le débat en présence de Christophe André, invité à l’occasion de la parution de  son dernier ouvrage… Bonne rencontre !

Rencontre-débat exceptionnelle avec Christophe ANDRÉ, Psychiatre, auteur de “Méditer, jour après jour”, “Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur”, “Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi”…

mardi 20 novembre, de 12h30 à 13h15 sur
“COMMENT MIEUX VIVRE AVEC SOI-MÊME ET AVEC LES AUTRES”.
Une leçon de sagesse au plus près du quotidien.

Le débat sera dirigé par Damien Le GUAY, philosophe, essayiste, maître de conférences à HEC et collaborateur au Figaro Magazine
Espace Landowski, 28 avenue André Morizet, 92100 Boulogne
Entrée 5€ – gratuit pour le personnel de la Ville et pour les adhérents au FUDOP

Christophe André signera son dernier ouvrage.

On s’en reparle …

Catherine Montluc, Psychologue 75015

 

novembre 17, 2012 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres | , , , , | Laisser un commentaire

Effacement et deuil, monde virtuel et monde réel

Damien Le Guay* est philosophe et vice Président du Comité national d’éthique du funéraire. Dans son dernier livre, paru en octobre 2012 aux Editions du Cerf, « la Mort en cendres », il livre une réflexion pertinente sur notre statut post mortem et sur la façon dont notre humanité regarde ses morts, à partir du constat de l’augmentation du nombre de crémations aujourd’hui en France.

La crémation concernerait 30% des décès et pourrait atteindre 50% d’ici peu. Un choix qui répondrait majoritairement aux soucis de « ne pas encombrer ses proches, ni polluer les paysages « . Un choix à la symbolique très pauvre : « le degré zéro des obsèques », et qui en dirait long sur notre humanité.

« Mon hypothèse, écrit-il*, est qu’il y a, de nos jours, un lien direct entre cette crémation et l’inhospitalité du « monde commun » décrit par Hannah Arendt. Les individus se pensent, de leur vivant , en surnombre au point d’accepter, une fois morts, de finir en  » déchets ultimes ».  » 

Nous serions condamnés à vouloir laisser de moins en moins de traces de notre vie, de notre passage sur terre.« Nous sommes, écrit il*, tous devenus ces Indiens des westerns qui, derrière eux, effacent le passage de leurs routes et donc d’eux-mêmes. »  La nouvelle peur serait celle « d’être visible », il y aurait « un souci presque comminatoire d’invisibilité« .

Fin observateur du monde actuel, il ajoute : «  Paradoxalement, les réseaux sociaux seraient une manière de laisser des traces dans le monde virtuel quand il est difficile d’en laisser dans le monde réel », et ce d’autant que sur la toile il n’est aucune trace mortuaire, ni tombes, ni cimetières… ceux là même appelés peut être à disparaître du monde réel si le choix de la crémation devenait celui de chacun… celui de tous.

L’une de nos missions, en tant que psychologue, consiste à accompagner les personnes endeuillées dans un nécessaire et toujours douloureux travail de deuil. Cette réflexion de D. Le Guay a le mérite de souligner l’enjeu d’une mutation en cours face à ces nouveaux paysages funéraires qui va de pair avec une certaine dynamique –  pour ne pas dire tyrannie – de l’ effacement, certes délétère mais qu’il s’agit surtout aujourd’hui de prendre en considération dans nos interventions.

* article paru dans Libération le 1er novembre 2012  » Une mort détraquée … comme la vie »  

Catherine Montluc, Psychologue 75015

novembre 16, 2012 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres, deuil, Uncategorized | , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

La transparence psychique, M. Bydlowski

« La grossesse est le moment d’un état psychique particulier, un état de susceptibilité ou de transparence psychique où des fragments de l’inconscient viennent à la conscience . »  C’est ainsi que Monique Bydlowski dans « La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité. »  décrit l’état de transparence psychique de la femme enceinte.

Elle ajoute aussi que cette grossesse, occasion d’une « crise mâturative, contient sa propre capacité évolutive et contribue au processus de formation d’une identité nouvelle« .

Cet état de transparence psychique décrirait « à la fois un état relationnel particulier – d appel à l’aide latent et quasi permanent  – et une corrélation entre la situation de gestation actuelle et les remémorations infantiles » qui irait « de soi sans soulever de résistance ».

Ce billet n’a d’autre ambition que d’inciter ceux qui accueillent et proposent une relation d’aide à des femmes enceinte à lire ou à relire encore une fois ce texte tant le concept de transparence psychique ouvre les possibilités d’un travail riche et sans cesse renouvelé et créatif avec ces patientes. 

Catherine Montluc, psychologue Paris 15

Aller sur le site dédié aux consultations enfants, adultes, souffrance au travail et risques psychosociaux : Psychologue 75015

octobre 23, 2012 Posted by | Au coin du feu - Livres, Citations, concepts et pratique, femmes, Uncategorized | , , , , , , , , , , , , | 4 commentaires

« Les séparations, Victoires et Catastrophes »

A lire dans le dernier numéro de Carnet Psy (juillet/aout 2012), les actes du colloque « Les séparations, Victoires et Catastrophes » du 15 octobre 2011 organisé par Catherine Chabert et le LPCP de l’Université Paris Descartes (1ère partie).

Lire à ce sujet l’article de pagepsy d’octobre 2011,

Consulter le site de la revue Carnet Psy

 

Catherine Montluc, Psychologue 75015

juillet 8, 2012 Posted by | actualités séminaires, Au coin du feu - Livres | , , , , , | Laisser un commentaire

Lire Viktor Frankl

Trop peu de ses ouvrages sont traduits en français, mais fort heureusement quelques uns, essentiels, sont disponibles dans notre langue. Parmi ceux ci, on peut citer : « Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie » ou encore « Nos raisons de vivre. A l’école du sens de la vie »

Viktor Frankl (1905-1997) est autrichien.

Elève de Freud et d’Adler, il s’en éloignera pour développer sa propre conception : la thérapie par le sens de la vie ou « logothérapie ».

Rescapé des camps de concentration nazis, il enseigne la logothérapie en universités notamment aux USA, à Harvard, San Diego, Stanford …

Selon V. Frankl, la quête de l’homme serait avant tout celle du sens.

Ainsi s’il distingue plusieurs formes de névroses, Viktor Frankl en attribue certaines à l’incapacité de trouver un sens à sa vie et de se sentir responsable. Il s’appliquera avec ses patients à interroger ce vide existentiel et à répondre au besoin de la personne de donner un sens à sa vie.

V. Frankl citait souvent cette phrase de Nietzsche  » Celui qui a un « pourquoi » qui lui donne un but, peut vivre avec n’importe quel « comment » ».  V. Frankl nous en livre un témoignage d’une force exceptionnelle dans son ouvrage « Découvrir un sens à sa vie avec la logothérapie », livre où il retrace son expérience vécue des camps de la mort et la façon dont il a survécu. Il dira de ce livre-témoignage qu’il « traite de préoccupations actuelles et de la façon de dire « oui à la vie » en dépit de tous ses aspects tragiques« .

Lire V. Frankl permet de mieux réfléchir à la manière dont on peut aider l’individu à acquérir cette capacité humaine essentielle et à devenir responsable de sa vie.

A lire et relire, parce que Viktor Frankl savait mieux que personne conjuguer « existentiel » et « essentiel ».

Catherine Montluc, Psychologue Paris 15e

Aller sur le site dédié aux consultations enfants, adultes, souffrance au travail et risques psychosociaux : Psychologue 75015


avril 21, 2012 Posted by | Au coin du feu - Livres, Uncategorized | , , , , , , , , , , | 6 commentaires

Pourquoi lire Irvin D. Yalom ?

On le connait surtout pour ses romans «  Et Nietzsche a pleuré« ,  » La méthode Schopenhauer« , « Mensonges sur le divan« , où il nous livre des récits savoureux entre fiction et thérapie.  Irvin Yalom est aussi et avant tout l’auteur d’essais qui nous plongent au coeur d’un humanisme sans concession. Ainsi en est-il de « Thérapie Existentielle » ou de « Jardin d’Epicure« .

En préface de son ouvrage « Le Jardin d’Epicure », Irvin Yalom cite une maxime de F. de la Rochefoucauld: « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder en face ».  En post-face, I. Yalom aboutit à cet enseignement : regarder la mort en face, avec un soutien, repousse la terreur et rend la vie plus émouvante, précieuse, vitale. Une telle approche de la mort déboucherait sur une connaissance de la vie. Prendre conscience de notre condition humaine, de notre finitude, pour arriver à savourer ce que chaque moment a de précieux.

Les réflexions de Yalom sur les enjeux fondamentaux de l’existence s’illustrent aussi dans son ouvrage  « Thérapie Existentielle« .

Pour mieux nous faire partager sa vision, Yalom y fait un détour par les idées des grands penseurs qui ont affronté la question de la mort : les Stoïciens qui ont enseigné qu’apprendre à bien vivre équivalait à apprendre à bien mourir et que si la mort détruit l’homme, l’idée de la mort le sauve. Il fait appel aussi aux enseignements existentiels transmis par Heidegger : la conscience de la mort permettrait de passer à un mode d’existence supérieur, ou mode ontologique ou authentique par opposition au mode quotidien. Face à l’angoisse de mort, Yalom évoque aussi ce principe Epicurien: la mort n’est rien pour nous, quand nous sommes, la mort n’est pas là, quand la mort est là, nous ne sommes plus (Lucrèce). 

Irvin Yalom place l’étude de la psychopathologie sous l’angle de l’étude de l’échec d’un transcendance de la mort. Ainsi, la tentative d’échapper à l’angoisse de mort serait selon lui au coeur du conflit névrotique. Et de souligner, que toute défense contre la mort serait en soi une mort partielle, avec son lot de limitations de vie et de culpabilité existentielle. La conscience de la mort, elle, permettrait de différencier l’accessoire de l’important, de renoncer à l’accessoire et de définir ses priorités de vie.  Il ajoute aussi que moins une vie est vécue, plus l’angoisse de mort serait grande. La prise de conscience de la finitude peut, à son tour, devenir une expérience révélatrice, un catalyseur pour effectuer des changements de vie majeurs.  Ainsi une thérapie efficace devrait non seulement traiter le symptôme visible mais aussi la terreur sous-jacente de la mort qui en serait à l’origine.

Cette thérapie existentielle est dynamique. Elle met l’accent sur le conflit qui survient quand l’individu est confronté aux enjeux fondamentaux de l’existence : Mort, isolement fondamental, libérté et absence de sens. La thérapie existentielle consisterait ainsi à encourager l’individu à regarder au fond de lui et à assumer ces situations existentielles.

Catherine Montluc

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mars 7, 2012 Posted by | Au coin du feu - Livres | , , , , , , | 2 commentaires