Pagepsy, le blog

C. Montluc, psychologue

Journées d’étude : attachement et séparation

Puisque nous avons récemment publié un billet sur le concept de transparence psychique de Monique Bydlowski*, nous signalons sa présence lors des journées d’étude consacrées à  l’attachement et la séparation entre le bébé et sa mère.

Ces journées sont organisées par les Séminaires Psychanalytiques de Paris, les 11 et 12 avril prochains

Catherine Montluc, Psychologue 75015

 « La dette de vie. Itinéraire psychanalytique de la maternité. » 

janvier 31, 2013 Posted by | Actualités, actualités séminaires, femmes | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Rencontre : Christophe André / Damien Le Guay

Puisque que mon dernier billet évoquait le livre récemment paru de Damien Le Guay, je signale aussi la rencontre organisée ce mardi par le FUDOP, forum universitaire de l’Ouest Parisien : D. Le Guay dirigera le débat en présence de Christophe André, invité à l’occasion de la parution de  son dernier ouvrage… Bonne rencontre !

Rencontre-débat exceptionnelle avec Christophe ANDRÉ, Psychiatre, auteur de “Méditer, jour après jour”, “Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur”, “Imparfaits, libres et heureux, pratiques de l’estime de soi”…

mardi 20 novembre, de 12h30 à 13h15 sur
“COMMENT MIEUX VIVRE AVEC SOI-MÊME ET AVEC LES AUTRES”.
Une leçon de sagesse au plus près du quotidien.

Le débat sera dirigé par Damien Le GUAY, philosophe, essayiste, maître de conférences à HEC et collaborateur au Figaro Magazine
Espace Landowski, 28 avenue André Morizet, 92100 Boulogne
Entrée 5€ – gratuit pour le personnel de la Ville et pour les adhérents au FUDOP

Christophe André signera son dernier ouvrage.

On s’en reparle …

Catherine Montluc, Psychologue 75015

 

novembre 17, 2012 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres | , , , , | Laisser un commentaire

Effacement et deuil, monde virtuel et monde réel

Damien Le Guay* est philosophe et vice Président du Comité national d’éthique du funéraire. Dans son dernier livre, paru en octobre 2012 aux Editions du Cerf, « la Mort en cendres », il livre une réflexion pertinente sur notre statut post mortem et sur la façon dont notre humanité regarde ses morts, à partir du constat de l’augmentation du nombre de crémations aujourd’hui en France.

La crémation concernerait 30% des décès et pourrait atteindre 50% d’ici peu. Un choix qui répondrait majoritairement aux soucis de « ne pas encombrer ses proches, ni polluer les paysages « . Un choix à la symbolique très pauvre : « le degré zéro des obsèques », et qui en dirait long sur notre humanité.

« Mon hypothèse, écrit-il*, est qu’il y a, de nos jours, un lien direct entre cette crémation et l’inhospitalité du « monde commun » décrit par Hannah Arendt. Les individus se pensent, de leur vivant , en surnombre au point d’accepter, une fois morts, de finir en  » déchets ultimes ».  » 

Nous serions condamnés à vouloir laisser de moins en moins de traces de notre vie, de notre passage sur terre.« Nous sommes, écrit il*, tous devenus ces Indiens des westerns qui, derrière eux, effacent le passage de leurs routes et donc d’eux-mêmes. »  La nouvelle peur serait celle « d’être visible », il y aurait « un souci presque comminatoire d’invisibilité« .

Fin observateur du monde actuel, il ajoute : «  Paradoxalement, les réseaux sociaux seraient une manière de laisser des traces dans le monde virtuel quand il est difficile d’en laisser dans le monde réel », et ce d’autant que sur la toile il n’est aucune trace mortuaire, ni tombes, ni cimetières… ceux là même appelés peut être à disparaître du monde réel si le choix de la crémation devenait celui de chacun… celui de tous.

L’une de nos missions, en tant que psychologue, consiste à accompagner les personnes endeuillées dans un nécessaire et toujours douloureux travail de deuil. Cette réflexion de D. Le Guay a le mérite de souligner l’enjeu d’une mutation en cours face à ces nouveaux paysages funéraires qui va de pair avec une certaine dynamique –  pour ne pas dire tyrannie – de l’ effacement, certes délétère mais qu’il s’agit surtout aujourd’hui de prendre en considération dans nos interventions.

* article paru dans Libération le 1er novembre 2012  » Une mort détraquée … comme la vie »  

Catherine Montluc, Psychologue 75015

novembre 16, 2012 Posted by | Actualités, Au coin du feu - Livres, deuil, Uncategorized | , , , , , , , , , , , , , | Un commentaire

I. Yalom au théâtre Marigny le 4 juin 2012

Voici un événement à ne pas manquer !

Le 4 juin 2012 au Théâtre Marigny à Paris, Irvin Yalom sera présent pour une conférence unique à l’occasion de la parution de son dernier livre :  Le Problème Spinoza, aux éditions Galaade.

Cette rencontre exceptionnelle est organisée avec le soutien de Psychologies Magazine. 

Saluons cette promesse d’un moment d’exception. On y court...

Lire l’article précédent de Pagepsy consacré à I. Yalom, catégorie « Au coin du feu – Livres »

Catherine Montluc

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mai 5, 2012 Posted by | Actualités | , , , , , | Laisser un commentaire

« Les Séparations, Victoires et catastrophes »

Mon coup de chapeau pour cette très belle  « Journée scientifique » de l’Equipe « Psychanalyse des changements. Crises, processus, pathologie », LPCP, organisée par Catherine Chabert et la revue Carnet Psy, qui a eu lieu le 15 octobre 2011 à la Faculté de Médecine à Paris.

« Les Séparations, Victoires et catastrophes »

Dès l’introduction, le ton est donné : Catherine Chabert déploie le récit d’un cas clinique. Partage d’un cas sur les séparations, de celles qui ponctuent inévitablement l’enfance, puis encore l’adolescence. Les séparations comme un leit motiv du devenir Soi.

On se laisse envahir par les mots qui résonnent en nous. On est pris dans ce même mouvement, dans ce même temps du récit, aux rythmes d’une ponctuation parfaite, respectant les silences, les respirations. En miroir, on plonge dans le récit, on s’en détache, on s’en sépare pour mieux entendre et faire vivre,  ex-ister. Un cas clinique qui nous est murmuré au creux de l’oreille comme un poème dit, et nous emporte vers des questionnements existentiels. On se confronte intimement à la condition humaine.

Le tour de force se poursuit tout au long de la journée. Cas cliniques et analyses nous sont proposés par les intervenants pour mieux éclairer et penser les séparations, les douleurs tout autant que les jouissances qui y sont attachées.

Mais la plus belle surprise de cette journée a été, sans conteste, ce trait d’union, inattendu et puissant, qui a donné au colloque sa force et l’a inscrit dans une continuité : je veux parler de Marguerite Duras, source jaillissante où sont venus puiser les intervenants, sans parvenir fort heureusement à y étancher totalement leur soif ni la nôtre, à s’ y des-altérer. « J’ai commencé à souffrir de la séparation avec toi. Je deviens fou… Je ne peux pas te séparer, c’est impossible, et je vais le faire, je le sais. » (Marguerite Duras, L’Amant de la Chine du Nord).

Ancrée dans cette évocation littéraire, Isée Bernateau nous a offert un véritable moment de grâce, une lecture vibrante, à même de faire toucher du doigt ce sentiment océanique, cette menace de la perte nichée au coeur même du processus de séparation… nous engageant à convoquer et à penser un « Barrage contre le Pacifique » .


Catherine Montluc


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octobre 17, 2011 Posted by | Actualités, actualités séminaires | , , , , , , | Un commentaire