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C. Montluc, psychologue

Le « secours de la fiction », P. Ricoeur

Sur la fonction d’étayage et les bénéfices si particuliers du lire, nous reprenons ici les propos d’ A. Finkielkraut ou d’E. Orsenna (La Grande Librairie » – 2009 )

A. Finkielkraut : « Il y a deux sortes de livres, ceux qu’on a lu et ceux qu’on ne referme jamais… L’œuvre a un lien avec le monde et nous avons besoin de ce détour pour mieux comprendre ce qu’il en est de nous dans ce monde »

E. Orsenna : « Il n’y a étrangement pas de fonction à la littérature mais une sorte d’utilité supérieure : tisser des liens avec la vie de tous les jours ».

P. Ricœur (1985) avait formulé que la fonction de la lecture était d’être

« révélante et transformante à l’égard de la pratique quotidienne;

révélante, en ce sens qu’elle porte au jour des traits dissimulés, mais déjà dessinés au cœur de notre expérience praxique ;

transformante, en ce sens qu’une vie ainsi examinée est une vie changée ».

Catherine Montluc

Aller sur le site dédié aux consultations enfants, adultes, souffrance au travail et risques psychosociaux

 

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avril 3, 2012 Posted by | Uncategorized | , , , , | Un commentaire

Les vertus du roman – bibliothérapie

Le Pr Lejoyeux M. (2007) a déjà vanté les vertus du roman :  : « Je crois (…) au pouvoir psychothérapique et libérateur des gros romans (…) Ils pèsent sur nos bras et allègent notre esprit (…) Nous lisons notre histoire en croyant suivre une aventure extérieure. Stendhal écrivait déjà qu’un roman est (…) « un miroir que l’on promène le long d’un chemin » (…) Les romans (…) nous libèrent de nos émotions du moment (…), nous apaisent en changeant la thématique de nos angoisses. Ils nous sèvrent d’un présent que nous ne savons pas toujours comment fuir. ».

A. Memmi a également proposé ce développement intéressant sur le thème de la littérature: « L’art (…) nous propose un substitut magnificient de nos existences… réponse idéelle à des difficultés réelles ou imaginaires. C’est évident dans les œuvres de littérature à cause de leur forme discursive (…). Lorsque l’écriture fut inventée (…) ce n’était d’abord qu’un outil» écrit-il « on s’avisa de ses extraordinaires possibilités d’expression, de fixation, de transmission de l’ensemble de l’expérience humaine : on passa de l’écriture à la littérature.(…) La littérature est une vie rêvée selon les désirs de l’auteur et ceux du lecteur.»

Outre ces réponses à des difficultés quotidiennes offertes par la lecture et un accès au désir et au rêve, cette citation insiste sur la capacité de transmission de l’expérience humaine par le livre. P. Quignard l’a évoqué lui aussi dans La Grande Librairie (2009) : « Dans la lecture il y a quelque chose qui perd l’identité... un effacement qui fait que, de livre en livre, quelque chose de l’expérience humaine se transmet », octroyant ainsi une place à la question de l’identité et nous donnant des clés pour penser un apport de la lecture, dans nos pratiques.

Catherine Montluc

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avril 3, 2012 Posted by | Uncategorized | , , , , , , , , , | Laisser un commentaire